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Écoutez l'âme de la musique noire et entrez dans la soul légende !

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VOAHIRANA

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VOAHIRANA  
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Lis des étangs

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Nymphe des eaux

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Lune d'eau

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Reine des lacs

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Herbe aux moines

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Verlaine
Promenade sentimentale

Le couchant dardait ses rayons suprêmes
Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
Les grands nénuphars, entre les roseaux,
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi, j’errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l’étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j’errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l’épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ces ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux.

Promenade sentimentale, Paul Verlaine (1844-1896)

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La grenouille et le nénuphar


Fable publiée par :
<a href="http://fable.jepoeme.com/discussion-150237-La_grenouille_et_le_nenuphar/1.html">Poeme: La grenouille et le nénuphar</a>

La grenouille et le nénuphar

La grenouille se baignant bien tranquille
Dans un étang, à quelques brasses de la ville
Déboucha sur feuille verte.
Quelle aubaine fut offerte
A ce batracien qui patauge de plaisir
Et qui dans un élan se permit de la saisir

D’un bond il se retrouve au-dessus de celle-ci
Et sans savoir pourquoi, ne peut lui dire « merci ».
Mais le nénuphar gentiment
Lui dit bien galamment :
« Prends place si tu le veux, mais partage
Cet honneur, qu’ainsi je le présage.

La grenouille fit fi de tous ces racontars
Et resta là, figée sur son nouveau rempart.
Ne laissant point approcher
Quiconque aurait osé,
Lui prendre de gré, de force, aurait reçu pour sûr
De mortels coups au nez, cela elle vous l’assure.

Le nénuphar sans prêter attention aux desseins
Peu recommandables de ce coassant batracien.
Se permit d’élargir
Et de son ombrage offrir
Une demeure à l’abri des regards indiscrets
Dont une famille triton, profita sans regret.

La grenouille ne vit point ce manège ci-dessous,
Mais de protéger son domaine, ce sont eux qu’elle absout.
Une fleur vint dès lors
Sous le soleil éclore
Et donner à ce bien une autre dimension
Que personne en ces lieux ne vit en dérision.

La corolle en s’ouvrant donne au nénuphar
La beauté d’un étal, déployant sous les phares
Les appendices servis
D’un frais pollen ravi
Par l’insecte qui transporte dans son va et vient
Les semences de la vie et de ce qu’il advient.

La grenouille étonnée, dit d’un air charmé :
« Comment se fait-il qu’on puisse tant t’aimer ? »
Le nénuphar répond :
« Si t’as pu compagnon te donner du plaisir.
Pourquoi à d’autres aussi ne pourrais-je point donner,
Ce dont tu t’es servi ? »



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